APEL du diocèse de Cambrai
Association de Parents d’élèves de l’Enseignement Libre 
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41 rue Louis Belmas – CS 10045 – 59401 CAMBRAI Cedex
Formation académique

Bonne rentrée 2016

Entrez dans les coulisses de l’école - l'évaluation 
Célébration - Cathédrale "La Major"
Photos Jean Michel TOURNON - chargé de mission
Benoît Skouratko – département éducation du Secrétariat général de l’enseignement catholique 
Lorsqu'il y a transmission de savoir à l'école, il y a contrôle de l’acquis.  
Mais, ce contrôle ne doit pas s'opposer à l'évaluation. 
 
L'évaluation doit servir à l’élève, mais attention à l’expliquer, sinon l’élève ne comprendra pas le résultat de l’évaluation (la note). 
 
L'évaluation arrive en fin de parcours (c-à-d en fin d'apprentissage), mais comment évaluer l'évolution (la progression) tout au long de cet apprentissage ? 
 
Les professeurs pensent (c’est ancré dans leur cerveau) que les parents sont fétichistes des notes ! 
 
Il faut proposer une évaluation qui permet de mesurer la restitution de l'acquis. 
Par ex. l’enseignent utilise d’autres termes (mots) lors de l’évaluation, que ceux utilisés dans le cours. La note est mauvaise, l’élève pense ne pas avoir vu cela au cours…
 
L’évaluation, c'est une vérification des acquis, mais ce n'est qu'une partie. Il y a aussi le NON acquis. Comment évaluer ce qui n’est pas acquis afin d’y remédier ? 
 
L’évaluation doit aussi provenir de l'observation du travail de l'élève tous les jours, mais les classes étant surchargées, c'est difficile pour l’enseignant. 
 
Il faut se sortir du devoir sur table (DS), mais provoquer des micros actes d'évaluation tout au long de l'année. 
 
L'évaluation doit aussi se faire par rapport au projet éducatif de l'établissement. 
 
Les critères d'évaluation en science sont évidents, car c'est précis ( 1+1 =2), mais en français ????
L'évaluation ne doit pas être binaire (bon/mauvais), mais plutôt elle doit faire poser la question "y-a-t- il de l'espoir d'y arriver ?".  
Peut-on donner de l'espoir à l’élève ? 
 
Au collège, l'apel peut questionner sur les grilles d’évaluation, voire collaborer, sans interférer dans la pédagogie. 
 
L'évaluation n'exclut pas la note.... 

La culture numérique et les besoins éducatifs particuliers
Sébastien Vebert, Professeur de SVT
Pascal Bihoué, Professeur de sciences physique

Le numérique peut être un levier pour l'adaptation et la différenciation pédagogique.

Problème de culture numérique des adultes et parents. La tablette permet aux enfants dys de suivre une scolarité normale et de s'intégrer dans une classe comme les autres élèves.
Des applications permettent par exemple lorsque l'enfant décroche de la lecture qu'une oreillette prenne le relais pour lui comprendre le texte. L'inverse est également possible pour la dictée (ex SIRI). Cependant, certains obstacles demeurent, notamment lors du passage d'examen où ces matériels ne sont pas toujours autorisés.

Luigi ALESSI - Vice-président Sambre-Avesnois
J François EUSOP - Président de l'APEL du diocèse
Comment fonctionne le cerveau lorsqu’il apprend ?
Luigi ALESSI - Vice-président Sambre-Avesnois
Ecole et adolescence, le désamour ?
Gilles Legrand, Chef d’établissement – Melun

Comment le voir et le comprendre, concept de mémoire à long terme, l’échelle de désamour pour suivre les signaux. 
La réussite sociale est centrale dans certains milieux, d'ou une certaine pression.

Echelle du désamour : déplaisir - dégout - nausée.
  
Mots clefs : fixer des règles, pas de punition collective, contrôle strict, rigidité. 
 
Le bonheur scolaire (parler adulte, ne pas infantiliser les jeunes, pas d’objectif inatteignable, être parent supportif)…

L'équation souvent funeste menant à l'échec scolaire.



Daniel HERBECQ -Trésorier ; J François EUSOP Président de l'APEL du diocèse
Entrez dans les coulisses de l'école : le "socle commun"
Indispensable école
Marie Christine Calleri, Directrice de l’Institut Saint Gatien (Institut des formations supérieures dans l’Enseignement Catholique) 
Sophie Genès, Directrice de l’ISFEC Ile de France. 

Est-ce que le socle commun est synonyme de « baisse de niveau » ? Le socle commun limiterait-il la performance des bons élèves ?

Dans cet atelier qui était d’ordre technique et destiné plus aux enseignants qu’aux parents. Nous avons bien compris que parler de compétences n’exclut pas les « savoirs », et que les programmes de bon niveau et socle de compétences sont totalement conciliables.

Après la fin du collège unique depuis 1975 (fin d’un processus du XIXe siècle, les réformes se succèdent). 
Le socle est un élément fort et stable sur l’avenir de ses réformes.  

La progression est propre à chacun, et l’école inclusive accompagne et ne stigmatise pas les élèves. Encourager l’élève et ne pas le stresser. 
Les programmes changent parce que les savoirs changent. 
L’acquisition des compétences du socle est progressive. Construire les compétences en mobilisant les savoirs et savoirs faire. 
Les compétences sont infinies et les élèves meilleurs ont toujours leurs places.

Créations d’exercices de bases pour créer des compétences complexes avec des savoirs complémentaires. 


Père Jean Marie Petitclerc, Directeur établissement Jean DOMBOSCO à Reims. 

Thème : Que se passe-t-il dans la tête d’un élève qui décroche ? Comment se passe la rupture avec l’école ? 
 
Très belle intervention du père Jean Marie Petitclerc, spécialisé dans le décrochement de nos adolescents. 

La rupture est lente et ambiguë si bien qu’elle est parfois imperceptible. Il a appris d’eux ce qu’était le dégoût d’école et la phobie scolaire. 

Il site de nombreux exemples de jeunes qui ont essayé de raccrocher, mais mal vu par leurs camarades, de rue et de quartier, parce qu’il essayer de s’en sortir de leur environnement difficile. Le regard des copains… Important 

Les décrochements à long terme ne sont plus des « crises » mais un fait de mutation. 
Il n’y a pas de profil type de décrocheur. A tous les niveaux sociaux, un jeune peut décrocher, suite aux divorces des parents, aux mutations professionnelles imprévus de parents, environnement difficile, maladie ou décès d’un proche, et autres paramètres. 
Survint la difficulté d’être attentif.  

Il ne faut pas avoir la tête pleine, mais réussir à la remplir. 
Réhabiliter l’affectif, l’encouragement, et la confiance.  

Didier Moreaux - permanent
Didier Moreaux - permanent
Coopérer pour mieux apprendre
Intervention de deux enseignantes du primaire et du collège utilisant la coopération comme pédagogie d'enseignement : la pédagogie Coopérative selon Jim Howden 
 
Jim Howden, ce formateur/chercheur Canadien, forme les professionnels à la pédagogie coopérative depuis de nombreuses années et a constaté que celle-ci met environ 7 ans pour accompagner le changement au sein des établissements ( intégration de cette pédagogie comme une pédagogie d’enseignement) 
 
Petits rappels : la pédagogie coopérative existe depuis Freinet ( 1930) et Oury ( 1960) qui sous tendent une recherche Action : processus fondamental d'adhésion raisonnée. 
 
La pédagogie Coopérative c'est : 
– Un ajout aux compétences des enseignants 
– une pédagogie par petit pas 
– une pédagogie intéractive et structurée 
– un modèle socio-constructiviste 
– une pédagogie adaptée de la classe maternelle à la classe préparatoire. 
 
→ Elle est transposable au management d'équipe. 
 
Ce n'est pas : 
– une pédagogie institutionnelle 
– 100% du temps scolaire 
– obligatoire pour tous 
– un travail de groupe où le meilleur travaille et les autres regardent : il y a une structuration du travail 
 
Les bénéfices : 
 
Un meilleur apprentissage dans le temps et plus efficace 
 
(petit rappel des recherches en neuroscience : plasticité cérébrale ; installation d'un savoir) 
Les élèves sont : - acteurs 
– motivés 
– responsables 
– solidaires 
► ils y prennent du plaisir et en tirent des bénéfices  
 
Enseignants / élèves : 
 
■diversifier sa pédagogie 
■ faire de la pédagogie différencier (intégrations dans l'école d'enfants en difficulté) 
■ donner à chacun une place dans la classe 
■ permettre de mieux comprendre 
■ mieux gérer sa classe et les comportements difficiles 
■ former aux habiletés sociales 
■ intelligence interpersonnelle et intra-personnelle on parle de Quotien Emotionnelle (QE) 
■ pendre du plaisir et donner le goût d'apprendre 
 
Pour l'établissement : 
 
C'est mettre en action son projet éducatif au cœur de l'acte d'apprentissage : la pédagogie coopérative s'intègre 
 
Les valeurs : Elles sont de plusieurs types : 
– l'entraide 
– la solidarité 
– la prise de risque par rapport au droit à l'erreur 
– l'ouverture aux autres 
– le droit à la différence 
– l'engagement 
– le droit de travailler avec plaisir 
 
Ainsi, la pédagogie coopérative met en avant l'importance d’explicité les valeurs travaillées durant la séquence avant chaque séquence. ( les enfants prennent conscience de valeurs fortes) 
Elles sont enseignées par l'intermédiaire des habiletés, elles sont vécues pendant la séquence et sont évaluées pendant la phase de rétroaction ( feed back ) 
 
Quelques grands principes : « Apprendre à Coopérer et coopérer pour apprendre »... 
… tout cela se fait en 3 petits pas : 1 – avoir un climat favorable dans la classe pour expliciter les valeurs, 
2 – Apprendre pour coopérer 
3 – Coopérer pour apprendre 
 
L'enseignant doit être dans l'explicitation, il doit préciser, exprimer, être dans l'entraide et encourager les camarades... pour une meilleure coopération. 
 
Cinq Principes organisateurs : 
– expliciter les valeurs 
– regroupements des apprenants 
– interdépendance positive des uns avec les autres 
– la responsabilité individuelle : dans le groupe dans un but commun 
– la réflexion critique objectivation des connaissances et évaluation réflexion ensemble sur les difficultés et les solutions 
 
 
Conclusion : Si les valeurs sont vécues par la communauté éducative, alors il y a un changement de climat au sein de la classe et donc de l’école ( beaucoup moins de problèmes de violences.. plus d'entraide et de tolérance) 
 
L'expérimentation par les enseignantes durent depuis 8 ans, pour elles ; c'est une nécessité, le « faire équipe » apporte de nombreux « plus » surtout celui de la Non violence. Elles sont même devenues Formatrices à la pédagogie coopérative auprès d’autres enseignants ( notamment près de Orange). 
 
Cette expérimentation fait partie d'un des chantiers engagés par l'Éducation Nationale : le 4ème chantier. 
 
Il y a une mise en place de cahier Pédagogique et un désir d'intégrer la pédagogie Coopérative dans les sciences humaines. 

Comment fonctionne le cerveau quand il apprend 
Luigi a très bien retranscris cette intervention du Professeur Grégoire Borst, donc nous comprenons que le cerveau fonctionne suivant ses acquis (les fondamentaux) et (le contrôle inhibiteur) qui contrôle le réflexe ou l’instinct, il permet le contrôle de l’attention, des pensées, il peut aussi peut corriger certaines erreurs et booster la créativité, c’est la résistance cognitive. 
 
Néanmoins notre cerveau se concentre sur un sujet et ignore l’environnement, c’est l’attention sélective (exemple du gorille invisible…………) 
 
Ayant connaissance des résultats attendus, devons nous avoir peur des progrès de la science, serons nous catalogués suivant des tests, pourrons un jour modifier l’activité du cerveau en fonction de nos attentes !!!!!!!!! 
 
Ce sujet est tellement captivant et extensible que je suis motivé d’en connaitre d’avantage.

Daniel Herbecq - Trésorier
Reparer les chagrins d'école
Les interactions :

* entre enfants :
Escalade symétrique ou complémentaire (harcèlement)
Dans le cadre du harcèlement l'enfant a souvent peur de la solitude, l'enfant en souffrance se tait.
Pourquoi ce silence ? Honte de se sentir incompétent ; peur de la réaction des adultes (aggravation de la situation) ; peur des représailles, du jugement des autres ; d'être incompris ; protéger ses parents.

* entre parents et enfants :
Protéger son enfant : mon enfant est fragile je dois intervenir ; mon enfant est fragilisé, il a besoin de mon appui ; mon enfant doit être fort en toute circonstance.
J François EUSOP - Président de l'APEL du diocèse
Virginie Méresse - Trésoriere St Joseph Landas